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La Liberté de Religion en Haïti

La mouvance Lavalassienne reste et demeure incontestablement le fer de lance de la reconnaissance de la religion Vodou en Haïti. Durant les années 40, l'église catholique en particulier avait envoyé les pratiquants du Vodou dans le marronnage par la chasse aux sorcières des membres et des pratiquants du Vodou. Une violente campagne, " Rejete ", menée par l'Eglise catholique, a mis de nouveau la religion vaudou sur la sellette; des traitements inconcevables et inhumains ont étés déclenchés par les soit disant chrétiens ou catholiques d'Haïti. Ils ont profané les sanctuaires Vodou pour obliger les paysans à abandonner leurs pratiques religieuses. Cette violente campagne à été menée en liaison avec le gouvernement américain dans le but de forcer une politique agricole qui exigeait l'appropriation des terres des paysans. À cet égard, le Bureau d'Ethnologie créé par des intellectuels haïtiens et français en 1940 était considéré comme un " Piquant ", un mouvement subversif contre la persécution de l'église catholique par les adhérents du Vodou. Cataloguant les recettes cérémoniales, les lieux saints, les effigies etc.

En effet, Le Bureau d'Ethnologie sert, à cause de ses recherches à la protection des idéaux des pratiquants du vodou et à légitimer la pratique du vodou comme une religion, une science et en tant que philosophie.

En Mai 2003, le Président Aristide a publié un décret reconnaissant pleinement le Vodou comme une religion. Le Vodou est une tradition religieuse dont les racines proviennent d'Afrique, et est largement pratiqué en Haïti. Mais a été traité comme la religion des pauvres, et les analphabètes. Avec le décret signé par le Président Aristide, Haïti a reconnu les baptêmes, les mariages et les funérailles Vodou effectués par les fonctionnaires de cette religion. Cette reconnaissance a été une étape importante dans la garantie de la liberté religieuse et une condition indispensable pour la déchéance de la rupture sociale en Haïti, du caste système opérant pendant des centenaires reléguant au second rang les pratiquants ou adhérents du Vodou en Haïti.

La reconnaissance du Vodou comme religion, science et philosophie répond au désidérata de l'article 19 et la préambule de la constitution de 1987 stipulant que : "l'État a l'impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyens sans distinction, conformément à la Déclaration universelle des Droits de l'Homme ". Pour garantir les droits inaliénables et imprescriptibles à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur ; conformément à son Acte d'indépendance de 1804 et à la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948. Pour constituer une nation haïtienne socialement juste, économiquement libre et politiquement indépendante. Pour établir un État stable et fort, capable de protéger les valeurs, les traditions, la souveraineté, l'indépendance et la vision nationale. Pour implanter la démocratie qui implique le pluralisme idéologique et l'alternance politique et affirmer les droits inviolables du Peuple Haïtien. Pour fortifier l'unité nationale, en éliminant toutes discriminations entre les populations des villes et des campagnes, par l'acceptation de la communauté de langues et de culture et par la reconnaissance du droit au progrès, à l'information, à l'éducation, à la santé, au travail, à la religion et au loisir pour tous les citoyens.

Pour assurer la séparation, et la répartition harmonieuse des Pouvoirs de l'État au service des intérêts fondamentaux et prioritaires de la Nation. Pour instaurer un régime gouvernemental basé sur les libertés fondamentales et le respect des droits humains, la paix sociale, l'équité économique, la concertation et la participation de toute la population aux grandes décisions engageant la vie nationale, par une décentralisation effective.

C'est cela, l'esprit de Fanmi Lavalas. Notre devoir en tant que le représentant du peuple est de protéger ses droits. Nous n'avons nul autre choix que d'instaurer un état de droit et d'équité pour le bonheur de tous et l'avancement de notre chère Haïti.